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Revue de presse

Paris : les « tresseurs », nouvelle mafia à Montmartre

gang-tresseurs-paris02/08/2013–09h30
PARIS (NOVOpress) –
La presse commence à s’intéresser à l’un des méfaits quotidiens de l’immigration de masse à Paris : le développement de gangs de « tresseurs ». Ils agressent les nombreux touristes venus visiter le Sacré-Cœur à Montmartre. « Le réseau des « tresseurs » est devenu la plaie des services de police et de sécurité de ce haut lieu touristique de la capitale », note le 1er août Le Parisien. Ces immigrés extra-européens harcèlent les touristes pour leur nouer des bracelets autour des poignets. De guerre lasse, la plupart mettent la main au porte-monnaie. Mais en cas de refus ou de protestations, les victimes sont insultées, menacées.

Ces vendeurs à la sauvette, des clandestins kényans majoritairement, montrent rapidement les dents si l’arnaque ne fonctionne pas. Le site Streetpress a consacré un reportage à ces délinquants qui empoisonnent la vie des touristes et des parisiens. A lire, ce passage instructif lorsqu’un « tresseur » se fait repousser par un groupe d’Asiatiques, les insultes racistes fusent : « Salle bridé, ferme ta gueule. Vous êtes vraiment une sale race ! », enrage le vendeur à la sauvette. Un trafic de plusieurs milliers d’euros chaque jour. « Au coucher du soleil, tout ce petit monde repart en direction de la banlieue où ils vivraient en communauté dans le 77 ou le 94 ». Les risques encourus sont dérisoires : « On prend la marchandise, qui ne vaut rien, au mieux la cagnotte du jour. On leur colle une amende et ils ressortent », constate un policier.

Armée : Deux enquêtes viseraient les militaires hostiles au « mariage pour tous »

h_4_ill_1091273_afghanistan-300x200Présent lors du Conseil supérieur de la fonction militaire [CSFM] à l’École Militaire ce 29 avril, le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian a été étonné de constater l’opposition qui régnait dans les rangs de l’Armée à l’égard de la loi sur la dénaturation du mariage.

Lors de ce conseil, de nombreux militaires, officiers compris, l’ont « très sérieusement interpellé » à ce sujet, rapporte La Lettre A. « Rassurez-nous, monsieur le ministre, le mariage pour tous, ça ne s’appliquera pas aux armées ? Vous imaginez si, à la soirée du régiment, le colonel déboule avec son copain ? », lui aurait lancé un militaire. Le ministre n’en serait pas « revenu » et aurait rétorqué à celui-ci : « C’est une loi de la République, elle s’applique à tous. »

Le Canard Enchaîné, qui est revenu sur l’information dans son édition du 22 mai, révèle au passage que deux enquêtes sont actuellement en cours au sein de l’Armée. La première vise à garder un œil sur les militaires opposés à la loi sur le « mariage » homosexuel. Beaucoup d’entre eux, attachés aux valeurs et aux traditions comme on peut s’en douter, manifestent logiquement des réticences vis-à-vis de cette loi passée en force. Outre l’interpellation du ministre de la Défense, on peut également le constater à la vue des fanions de la « Manif pour tous » déployés sur les terrasses des habitations des officiers généraux dans le quartier Duplex à Paris.

Aussi, ces bougres d’officiers influenceraient leurs enfants ! « Troublé par le nombre d’enfants d’officiers parmi les jeunes interpellés (les “veilleurs” qui font des sit-in pacifiques) », Manuel Valls « a demandé à la DCRI de s’informer sur ce que ces ‘agités’ [sic] manigançaient », rapporte le Canard.

La seconde enquête, confiée cette fois à la DPSD [Direction de la Protection et de la Sécurité de la Défense], vise à « repérer les meneurs au sein de l’Institution » militaire. En effet, nombre de militaires et d’officiers ont des liens, parfois affichés, avec des organisations comme Civitas ou le Bloc Identitaire. Il s’agirait donc de mettre ces derniers sous surveillance dans le but de prévoir toute tentative d’action…

Pourquoi un gouvernement si sûr de lui, œuvrant en faveur du progrès et pour le bien de l’humanité, se montre-t-il si inquiet à l’égard de ceux qui, au sein de l’Armée – déjà bien remontée par les suppressions massives de postes – défendent des valeurs traditionnelles et une vision chrétienne de la famille ? Le doute semble-t-il gagner du terrain ?

Source: Christopher Lings pour le Bréviaire des patriotes

Les consignes consternantes de la Préfecture de Police !

gendarme-mobileAnecdote racontée par un manifestant ce soir :

“Il est 20h35, je repars de la manifestation de ce soir devant le sénat, mon drapeau français à l’épaule en sifflotant. Alors que je m’apprête à longer les grilles du Luxembourg et contourner le parc pour rejoindre mon véhicule. Deux gendarmes mobiles s’adressent à moi :

– “Bonsoir, vous souhaitez passer derrière le parc ou poursuivre tout droit ?”
– “Bonsoir, je dois longer les grilles pour récupérer mon véhicule.”
– “Dans ce cas, si vous voulez passer derrière le sénat, nous allons devoir vous demander de rouler votre drapeau.”
– “Mais, c’est un drapeau français, vous ne pouvez pas me demander de le dissimuler !”
– “Nous sommes désolés, mais ce sont les consignes.”
– “Je suis militaire, comme vous, vous ne pouvez pas me demander de cacher mon drapeau, c’est insensé !”
– “Vous savez, nous sommes malheureux de vous le demander, nous n’avons rien à vous reprocher et nous comprenons votre exaspération, mais ce sont les ordres et nous devons les faire respecter.”
– “Ecoutez, j’ai servi en Afghanistan où j’ai risqué ma vie en servant ce drapeau, j’en suis fier, vous ne pouvez pas, maintenant, me demander de le rouler !”
– “Nous vous comprenons vraiment, cela nous désole, mais ce sont les ordres…”
– “Bien, vous faites un métier difficile, je vous souhaite bon courage et bonne soirée. Et je vais donc continuer tout droit…”
Je suis français, je porte un drapeau français et je n’ai pas le droit de longer les grilles du sénat français !…”

Verbalisé pour port d’un tee-shirt de la Manif pour tous !

arresttion-senatJ’étais lundi au jardin du Luxembourg avec mon épouse et mes six enfants au « pique-nique pour tous » qui s’y improvise depuis quelques jours. Devant y retrouver quelques amis rencontrés sur des réseaux sociaux, nous étions convenus, pour nous reconnaître, de porter le sweat-shirt rendu célèbre par les manifestations des 13 janvier et 24 mars dernier. Vêtement non militant puisqu’il ne comporte pas le titre de la « Manif pour tous », mais juste une famille « normale » symbolisée. Nous n’avions emmené aucun drapeau, sifflet, vuvuzela ou autre matériel de manifestant : seule une chasse aux œufs avec les enfants devait y être organisée. Les amis, jusqu’alors virtuels, que nous y avons retrouvés étaient nombreux certes, mais ni plus ni moins agités que la foule de badauds profitant de cette belle journée du 1er avril.

Moins d’un quart d’heure après notre arrivée, quelques agents s’approchèrent de notre groupe, agacés par nos vêtements, nous demandant de retirer ou couvrir ces sweat-shirts au motif, je suppose ô combien subversif, qu’ils représentent la silhouette d’un papa et d’une maman tenant par la main leurs deux enfants. Refusant d’obtempérer, un des agents réclama mes papiers et m’emmena au poste pour m’y verbaliser. Restait à trouver motif à contravention. On commença par « port d’une tenue contraire aux bonnes mœurs », mais devant ma réaction très amusée et les conseils de son collègue (plus gradé, donc plus réfléchi), il fut transformé en « organisation d’une manifestation ludique sans autorisation ». La nature de la contravention invoquée me semblant fallacieuse, j’ai signé mon désaccord au bas du procès verbal, ce qui me vaudra d’être convoqué par le tribunal de police pour des poursuites judiciaires ultérieures.

Le brave agent qui m’a verbalisé n’a probablement jamais lu les penseurs du « gender » comme Judith Butler ou Nicolas Gougain, et aurait même du mal à mettre des mots derrière les initiales LGBT. Cependant, il a reconnu dans la famille stylisée de mon sweat-shirt un symbole à même de troubler le nouvel ordre public qu’imposera à tous le mariage homosexuel.

Chers pères de famille, une nouvelle résistance s’annonce : ce n’est pas celle des combats interminables dans des tranchées pour garder quelques mètres d’une patrie à transmettre aux enfants, ce n’est plus celle des maquis dont on ne revient que quelques nuits noires pour embrasser nos bien-aimées. Non, la résistance des mois à venir est celle des parcs et des lieux publics, en famille, au bras de madame, arborant fièrement notre joie (et nos sweats) de vivre un mariage heureux. Ne craignons pas trop les amendes, car nous serons tellement nombreux qu’avec le maigre budget que le nouveau régime socialiste a laissé à la police et la justice, ils seront bien obligés d’abandonner avant nous.

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Franck Talleu

L’éveil d’une Grande Armée

Grande-arm+®e-imageLe 24 mars 2013, en interdisant les Champs Élysées à l’immense manifestation des familles françaises contre le mariage gay, le pouvoir a commis une erreur. Les centaines de milliers de manifestants (1 million 400 000 selon les organisateurs) confinés sur l’avenue de la Grande Armée ont vu dans ce nom un symbole : ils se sont sentis comme la « grande armée » des familles françaises qui se lève contre la « loi Taubira » destructrice de notre civilisation !

On peut détruire une civilisation en un instant, d’un trait de plume. Les Français savent cela pour l’avoir éprouvé plusieurs fois dans leur histoire depuis 1789. Ils savent aussi par expérience qu’il faut plusieurs siècles pour rebâtir une civilisation.

Mme Taubira (élue indépendantiste de la Gouadeloupe) est contestée au sein de son propre cabinet ministériel, comme l’avait été Mme Rachida Dati, autre gadget exotique du président précédant. C’est un signe des temps de décadence que de nommer à un ministère aussi symbolique que celui de la Justice des personnes si peu concernées par l’identité française et européenne, que leur intention affichée est de la bouleverser.

Après la manifestation du 13 janvier (1 million de participants « blancs de blanc », dont beaucoup de femmes et d’enfants), la manifestation du 24 mars a réuni plus de participants encore et toujours aussi blancs. Elle a même débordé largement sur l’avenue Foch et occupé finalement une partie des Champs-Elysées en fin de soirée, au cours d’un « sit-in » à la barbe des CRS impuissants.

Il faudrait être aveugle pour ne pas voir dans cette mobilisation sa réalité : une calme révolte de masse contre la destruction de la famille, pilier ultime de notre civilisation européenne. Tout enfant a le droit de savoir d’où il vient, quel est son père et quelle est sa mère. Il n’est pas inutile de rappeler que, très symboliquement, voici 33 siècles, la guerre de Troie avait été provoquée pour faire respecter l’union du roi achéen Ménélas et de son épouse Hélène, enlevée par un prince troyen. Tous les rois de la fédération achéenne avaient fait serment de protéger le mariage d’Hélène et de Mélénas. Aussi s’unirent-ils pour ramener Hélène à son foyer. Et leur guerre eut pour conclusion la destruction de Troie. Elle fut aussi le prétexte de l’Iliade, poème fondateur de notre civilisation.

La première grande manifestation du 13 janvier s’était déroulée dans une atmosphère plutôt ludique. Les privilégiés qui nous gouvernent ont traité par le mépris l’appel qui leur était ainsi adressé par cette imposante manifestation contre la loi Taubira.  Et pourtant, aucun parti politique dans la France d’aujourd’hui n’aurait pu réunir un million de manifestants dans Paris. Il y avait là matière à réflexion.

C’est pourquoi la seconde manifestation du 24 mars, regroupant une nouvelle fois des familles entières, de jeunes mères et leurs enfants, a été plus tendue que la première. Les aveugles repus qui nous gouvernent, prendront sans doute exemples sur leurs devanciers soviétiques pour traiter avec le même mépris cette indignation populaire qu’ils ne contrôlent pas.

Ils commettront là une nouvelle faute. Quand l’indignation mobilise de telles masses, des familles entières, des femmes et de jeunes mères en charge d’enfants, c’est le signe que se trouve transgressée au-delà du supportable une part sacrée de la nation. Il est dangereux de provoquer la révolte des mères!

Dominique Venner

Blog de Dominique Venner

Des lions menés par des joueurs de flûte – par Roman Bernard

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26/03/2013 – 12h00
PARIS (via Criticus) – Il aura donc fallu que je parte en Nouvelle-France pour que l’ancienne se réveille. Pendant mes trois années à Paris (quatre même, si l’on compte une année à Chartres, où je goûtais aux délices de la vie de très-grand banlieusard), il ne s’est rien passé. Rien. Je me rappelle en souriant ces « Assises régionales de l’éducation » à Lyon et à Nantes dont les organisateurs se demandaient s’il fallait ou non prévoir des défibrillateurs en cas d’arrêt cardiaque dans l’assistance… ou le « Jour de libération fiscale », ce 28 juillet 2010, quand, après avoir envoyé une newsletter à 100 000 personnes, nous nous sommes retrouvés à trois pelés et un tondu aux Tuileries, moi ridiculement déguisé en bagnard…
Je suis parti en pensant que rien n’arriverait, décidément, et voilà que je suis démenti par les faits : 1,3 million le 13 janvier, 1,4 million le 24 mars ! Au-delà du chiffre impressionnant, ce qui est frappant, c’est d’avoir réussi à améliorer le score initial, chose très rare pour les manifs consécutives. Si je vivais toujours à Paris, je serais bien sûr allé manifester ces deux dimanches-là. Pas par réelle préoccupation du « mariage » gay, non : comme je l’ai écrit l’an dernier, le « mariage » homosexuel n’est pas notre affaire. Ses opposants prétendent défendre le mariage traditionnel en marchant, mais c’est le mariage civil, républicain, précisément institué par la Révolution pour remplacer le mariage traditionnel qu’ils défendent, illustrant ainsi que le conservateur défend toujours la dernière révolution. Comme le rappelle Ivane, la droite avait promis d’abroger le PACS en 1999. Revenue aux affaires en 2002, elle l’a renforcé. Si Sarkozy revient en 2017, ce qui est hélas possible, non seulement la droite n’abolira pas le « mariage » gay, mais elle le consolidera. Elle le défendra ensuite contre les partisans du mariage à plusieurs. Enfin, elle prétendra l’avoir inventé contre la « gauche homophobe ». Si vous trouvez ce scénario tiré par les cheveux, intéressez-vous à la récupération de Martin Luther King, communiste revendiqué, par la droite américaine depuis trente ans.

Si, donc, je ne vais pas suivre la droite dans sa peur panique du « mariage gay », je regrette de ne pas avoir été là hier et le 13 janvier dernier. Car si tant de gens sont venus, c’était plus largement pour protester contre le projet socialiste dans son ensemble, et pas seulement contre la peccadille du « mariage » homosexuel. L’opposition à celui-ci étant pour l’heure autorisée, beaucoup ont saisi ce prétexte-là pour protester.

« I think that was it, fellas! »
1,4 million ! C’est impressionnant, mais, pour paraphraser Howard Beale, « I think that was it, fellas! ». Un mouvement ne vaut, en définitive, que par son leadership, et c’est là le problème. Je salue l’engagement de ceux de mon peuple qui sont allés protester hier, car si ce ne sont pas des lions, ils valent assurément plus que les ânes qui les ont dirigés.

Pas besoin de s’attarder sur le cas de l’un des porte-parole de la manif du 13 janvier, qui accusait François Hollande de vouloir offrir des alliances en triangle rose aux futurs époux. Ce « gay contre le mariage gay » a été désavoué par ses maîtres, n’y revenons pas.

Non, c’est évidemment le cas de « Frigide Barjot » qui doit retenir notre attention. Le style, c’est la femme autant que l’homme, et l’on sait tout de cette femme-là une fois qu’on a vu sur la  photo ci-dessous, où cette « catho-déjantée » se fait peloter par Jean-François Dérec, sous le regard complice de son eunuque de mari, « Basile de Koch » (lui au moins s’est inventé un nom de scène). Entre « humoristes » ratés, il semble qu’on s’entende. Nul doute que le couple de « comiques » pas drôles a su convaincre son homologue des vertus du mariage, ainsi que de celles de Nicolas Sarkozy.

Frigide 2

Si la photo ne suffisait pas, cette déclaration devrait enfoncer le clou : « Arrêtons de nier la réalité de la France d’aujourd’hui. Elle est black-blanc-beur et elle est contre l’adoption des enfants par des couples homosexuels ». Black-blanc-beur, la France contre le « mariage » gay ? Faux, évidemment. Comme je le prédisais l’an dernier en réponse à Jacques de Guillebon qui fantasmait une « Sainte Alliance contre le mariage gay », les manifestants étaient dans leur écrasante majorité blancs, catholiques, agnostiques ou païens. Ce sont les Français de souche qui ont manifesté, et non une chimérique alliance des religions contre une mesure dont seule la chrétienne se soucie véritablement. C’est donc ce peuple-là (et plus largement les peuples d’Occident) qu’il faut rassembler, et pas les United Colors of Religion qui n’existent que dans les cervelles pourries de ces gens-là.

On mesure à quel point le million et presque et demi de manifestants s’est fait berner par son leadership quand on lit que « Frigide Barjot » s’est empressée de condamner les violences, alors que les seules violences qui ont éclaté ont été le fait de la police d’État. Il faut dire que le droitard a du mal à comprendre que la police n’est pas son gardien, mais son ennemi… et que quand Renaud geint en parlant des « matraqueurs assermentés », il est complètement à côté de la plaque… car la police est bien de son côté, et non du nôtre.

Chers compatriotes, j’aurais aimé défiler à vos côtés, mais pas derrière des cons pareils.

Il va nous falloir autre chose, en effet.

Roman Bernard

Manchester, ville d’Europe à la plus grande diversité ethnique

 

manchester-multiculturel-ethnie-500x263MANCHESTER (NOVOpress) — On a les motifs de fierté nationale qu’on peut. La presse britannique, de « gauche » (The Observer) comme de « droite » (The Daily Mail), triomphe du« nouveau titre de gloire de Manchester. La ville peut se targuer d’être celle qui a la plus grande diversité ethnique en Europe », surtout compte tenu de sa taille. « Seuls New York et Paris peuvent rivaliser avec elle en fait de mélange ethnique et linguistique ».

Une équipe de linguistes de l’Université de Manchester, sous la direction du Professeur Yaron Matras, a établi que les 500.000 habitants de la ville parlaient au moins 153 langues différentes. « La diversité linguistique de Manchester, explique Matras, est supérieure à celle de nombreux pays. Elle est très probablement la plus importante d’Europe. Comme l’immigration et l’afflux d’étudiants étrangers continuent dans la ville, il est raisonnable de dire que cette liste déjà longue est appelée à s’accroître encore».

Les langues parlées vont de l’acholi au zoulou en passant par le chitrali, le dagaare et le konkani, et incluent plus d’une douzaine de langues de l’Inde et du Pakistan, dix langues d’Afrique de l’Ouest, trois dialectes kurdes et plusieurs variétés de romani.

Les effets sont particulièrement apparents dans les écoles. Les deux tiers des enfants des écoles de Manchester sont bilingues (c’est-à-dire qu’ils parlent à la maison une autre langue que l’anglais), « un chiffre énorme qui indique combien la culture linguistique de Manchester est précieuse ». Les résultats du dernier recensement national, publiés il y a quinze jours, ont confirmé que l’immigration était complètement hors de contrôle : en Angleterre et au Pays de Galles, la population née à l’étranger est passée de 4,6 millions en 2001 à 7,5 millions en 2011. Mais Matras considère que le nombre de foyers multilingues a été encore sous-estimé puisque les questionnaires demandaient d’indiquer sa « langue principale »« La plupart des personnes multilingues parlent à la maison une langue autre que l’anglais, mais parlent anglais au travail, elles vont donc répondre que l’anglais est leur langue principale, même si ce n’est pas rigoureusement exact ».

On comprend que la situation soit passionnante pour un linguiste – le professeur Yaron Matras. Formé à l’université hébraïque de Jérusalem avant de se spécialiser dans le kurde et le romani à l’université de Hambourg et de trouver un poste à Manchester, il ne peut guère s’intéresser beaucoup aux liens entre une terre, un peuple et une langue. Il est plus étonnant que la presse britannique y voie un motif de triomphe. Car enfin, 153 langues parlées dans les écoles, cela porte un nom. Cela s’appelle la Tour de Babel et l’expérience n’a pas été franchement concluante.

Source: Novopress