Archives pour la catégorie Culture

Culture

“Pour une critique positive”,Dominique Venner

 

PUCP-Couv500Le propos est rude, sans appel. La discipline et la fermeté, qu’il entend poser comme première pierre de l’organisation révolutionnaire, s’inscrivent dans une tradition que l’on pourrait qualifier de spartiate ou prussienne. Il faut dire que sa plume est trempée dans l’encrier de l’expérience vécue. Ecrit en prison et publié en 1962, au lendemain de la guerre d’Algérie à laquelle Dominique Venner a participé, Pour une critique positive se veut l’analyse et la réponse à l’échec du combat pour l’Algérie française.

En vente ici.

Les « veilleurs » protestent pacifiquement contre le mariage pour tous

Sit-in, le 16 avril, à Paris.

La veillée commence à 22 heures, à la fin d’une nouvelle manifestation contre la loi autorisant le mariage entre deux personnes de même sexe, qui se disperse sur l’esplanade des Invalides près de l’Assemblée Nationale. Le lieu exact vient d’être communiqué par messages sur les téléphones portables qui concluent : « Soyons de beaux Veilleurs. Calme. Paix. Détermination. »

Les participants sont assis. Certains pique-niquent ou discutent à voix basse, d’autres semblent méditer. À la fin des discours ou des lectures, les mains s’agitent au-dessus des têtes pour applaudir silencieusement. Malgré la pluie légère, quelques bougies sont allumées.

Dans un silence complet, les intervenants se succèdent au micro pour chanter, jouer de la musique et lire des poèmes, des extraits d’essais ou de romans français, d’auteurs de tous bords politiques. Ainsi, un texte de Pierre-Joseph Proudhon, théoricien de l’anarchie, sur l’importance du mariage, est notamment récité.

Gandhi et Lech Walesa

S’ils se réfèrent au dirigeant politique indien Gandhi, apôtre de la non-violence ou au Polonais Lech Walesa fondateur de Solidarnosc, les veilleurs se veulent apolitiques et aconfessionnels. Le mouvement a commencé mardi 16 avril à Paris, après que soixante-sept personnes qui manifestaient aux abords de l’Assemblée nationale contre « le mariage pour tous », ont été interpellées par les forces de l’ordre. Depuis, le mouvement, dont l’ampleur grandit chaque soir – entre 600 et 800 participants étaient réunis vendredi soir –, a essaimé dans d’autres villes de France, comme Lyon, Toulon, Toulouse, Rennes et Nantes.

Pierre-Denis Autric, la trentaine, qui participe à la veillée, reconnaît que « sociologiquement la plupart des participants sont catholiques » mais avec la volonté de s’ouvrir à tous : « Nous récitons de la poésie et non des cantiques ou des « Je vous salue Marie », comme peuvent le faire les gens de Civitas ».

Le contraste est fort entre la pelouse où tout le monde est assis et où les organisateurs encouragent au silence et les slogans « Hollande démission » qui jaillissent à quelques mètres de là de la bouche des manifestants qui se font entendre devant le Palais-Bourbon.

Un jeune homme au micro appelle à être en communion avec tous, « tous incluant ceux qui ne sont pas avec nous contre le projet de loi. Ce qui est plus dur ». Il ajoute  : « Ce n’est pas une scénographie ni un happening, nous sommes en train de lutter contre un projet de loi qui veut nier ce qu’est l’homme. »

« Dans la paix et dans la vérité »

« Nous entendons beaucoup parler de violences dans les médias, de choses affreuses comme des agressions homophobes, explique Charles, 21 ans. Nous voulons montrer que nous sommes là dans la paix et dans la vérité pour nous opposer au projet de loi Taubira. »

Le jeune homme raconte avoir eu peur lors des veillées précédentes quand les CRS s’avançaient avec leurs matraques. « Hier (jeudi), 70 personnes ont été interpellées, certains traînés par les cheveux. Pourtant nous n’avions rien fait de mal. Nous ne voulons pas sombrer dans la violence ».

Ce vendredi soir, les forces de l’ordre, équipées de casques et de boucliers sont visiblement détendues, bavardant même avec certains manifestants.

Chez les organisateurs, la discrétion est de mise : « Nous ne voulons pas devenir les têtes d’affiches d’un mouvement, nous préférons que vous vous fassiez votre propre idée en participant à la veillée », déclare un grand brun, la vingtaine, refusant de répondre à des questions. Se contentant de souligner « la spontanéité » du mouvement.

Sur les Invalides, la nuit est tombée depuis longtemps. Il est minuit trente. « Comme promis la manifestation touche à sa fin. Respectons notre engagement. » La foule se disperse sans un bruit. Beaucoup comptent revenir. Jusqu’à quand ? Personne ne sait, mais chacun semble déterminé.

DAVID METREAU
Source : La Croix

 

Lorànt Deutsch au secours de la Ferme Montsouris

Lorànt Deutsch au secours de la Ferme Montsouris« Comment peut-on toucher à cette ferme du XIXe siècle? s’insurge Lorànt Deutsch. C’est la dernière trace de ruralité à Paris. Pendant la Dernière Guerre, on y trouvait encore du lait. »

Le médiatique et passionné d’histoire Lorànt Deutsch vient de « torpiller » la décison du ministère de la Culture en lui reprochant d’avoir autorisé un permis de construire sur le site protégé de la Ferme Montsouris, au 26, rue de la Tombe-Issoire (XIVe), à quelques pas de Denfert-Rochereau.

Lorànt Deutsch crie au « sacrilège » : « La Ferme Montsouris, c’est un symbole nourricier, la dernière trace de ruralité à Paris. Pendant la Dernière Guerre, on y trouvait encore du lait. » L’auteur du best-seller « Métronome, l’histoire de France au rythme du métro parisien » s’enflamme : « C’est la ferme des Thénardier, comme dans Victor Hugo. »

…« Je ne peux pas accepter que la Soferim se fasse des millions d’euros sur le dos de nos souvenirs parisiens et de notre patrimoine avec l’assentiment du ministère de la Culture. »

Article complet ici

MAJ:

Le Conseil de Paris demande le classement de la Ferme de Montsouris

Il y a quelques minutes, Marie-Claire Carrère-Gée (UMP) proposait un voeu, au Conseil de Paris…

Ce voeu a été voté (28 pour et 26 contre), grâce notamment au soutient des Centristes, du Parti Communiste et d’EELV.

Détails ici

Sonnerie des nouvelles cloches de Notre-Dame de Paris

Samedi 23 mars 2013 à 17h00

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Après leur bénédiction le 2 février 2013 par le cardinal André VINGT-TROIS, archevêque de Paris, et leur installation dans les tours de Notre-Dame, les huit nouvelles cloches et le bourdon Marie associeront pour la première fois leurs voix à celle du grand bourdon Emmanuel en cette veille des Rameaux, ouverture de la Semaine Sainte.

L’événement se tiendra à l’extérieur de la cathédrale. Vous êtes invités à venir assister à cet événement majeur.

Le Cardinal André VINGT-TROIS et de nombreux invités (parmi lesquels la Ministre de la Culture ainsi que le Maire de Paris) interviendront à la tribune pour des discours officiels.

Un court-métrage retraçant l’histoire des cloches et la création du nouvel ensemble campanaire sera projeté sur des écrans géants installés à cet effet.

Les nouvelles sonneries viendront ponctuer cette cérémonie, et la sonnerie du Grand Solemnel, ensemble des deux bourdons et des huit cloches en volée, clora cette manifestation.

Nouvelles sonneries

Le 23 mars 2013, les tours de Notre-Dame retrouvent une sonnerie à la hauteur de ce haut lieu de Chrétienté, chef d’œuvre de l’architecture gothique : deux bourdons dans la tour Sud, huit cloches dans la tour Nord, trois cloches dans la flèche. Le paysage sonore de la Cité sera à nouveau rythmé par les tours de la cathédrale d’où s’élèveront les volées des offices et les tintements des heures civiles.

Pour régir l’ensemble de ces sonneries fut rédigé un Ordre de sonnerie, selon la tradition séculaire, basé sur :
–  l’étude règlements de sonnerie du XVIIIe siècle, particulièrement le relevé fait en 1789 par l’Abbé Marmottan, afin d’en extraire des éléments historiques transposables dans le contexte d’une sonnerie en 2013 ;
– les besoins contemporain d’une sonnerie cultuelle pour un édifice tel que Notre-Dame.

Comme il est de tradition, des « particularités locales » ont été restituées ou crées, spécificités qui font la substance identitaire et la singularité d’une sonnerie, d’un lieu de culte, d’une ville… (sonneries qualifiées de remarquable au XVIIIe siècle, sonnerie du Couvre-feu, tintements de l’âge de l’archevêque défunt sur le grand bourdon, sonnerie du Grand Solemnel en démarrant par le deux bourdons…)

Les sonneries de la cathédrale Notre-Dame de Paris se décomposent en quatre grandes catégories :
–  la sonnerie des offices (en semaine, le dimanche, sonneries dont l’ampleur est fonction du calendrier liturgique) ;
– la sonnerie de l’Angélus trois fois par jour ;
– la sonnerie du carillon des heures (court motif pour les quarts d’heure, courte mélodie en fonction du temps liturgique chaque heure, plus d’une cinquantaine de motifs puisés dans le répertoire musical séculaire de Notre-Dame se succèderont au fil de l’année liturgique) ;
– la sonnerie de circonstances particulières (Libération de Paris, 11 novembre, événements liés au pontificat, événements nationaux, internationaux, drames de l’Humanité…)

Les cloches sonneront à la même fréquence que ce qui fut pratiqué jusqu’en 2011 ; la seule variante notable sera simplement, du fait du nouvel ensemble à disposition (treize cloches sonnant à l’extérieur en 2013 contre cinq en 2011), une plus grande diversité des modes de sonnerie. Enfin, dans un souci de préservation de ce trésor patrimonial qu’est le grand bourdon historique Emmanuel, son usage sera réduit de moitié, réservé aux grandes solennités (Noël, Épiphanie, Pâques, Ascension, Pentecôte, Assomption, Toussaint, ordinations) ainsi que pour la Libération de Paris et le 11 novembre. Il sera suppléé par le bourdon Marie.

Source: http://www.notredamedeparis.fr/spip.php?article1538

 

Inside Job

affiche-Inside-Job-2009La dépression mondiale, dont le coût s’élève a plus de 20 000 milliards de dollars, a engendré pour des millions de personnes la perte de leur emploi et leur maison. Au travers d’enquêtes approfondies et d’entretiens avec des acteurs majeurs de la finance, des hommes politiques et des journalistes, le film retrace l’émergence d’une industrie scélérate et dévoile les relations nocives qui ont corrompu la politique, les autorités de régulation et le monde universitaire. Narré par l’acteur oscarisé Matt Damon, le film a été tourné entre les Etats-Unis, l’Islande, l’Angleterre, la France, Singapour et la Chine.

 

REBEL ATTITUDE!

Melenchon-GQ« Ce n’est que de nos jours, qu’il est possible de commencer à mesurer exactement les effets politiquement catastrophiques de la croyance au caractère conservateur de l’ordre économique et libéral. C’est ce postulat insensé qui, depuis trente ans n’a cessé de conduire mécaniquement la plupart des militants de gauche à tenir l’adoption a priori de n’importe quelle posture modernisatrice ou provocatrice -que ce soit sur un plan technologique, moral ou autre- pour un geste qui serait toujours et  par définition , « révolutionnaire », et « anti-capitaliste » ; terrible confusion qui, il est vrai, a toujours eu l’incomparable avantage psychologique d’autoriser ceux qui s’y soumettaient, à vivre leur propre obéissance à l’ordre industriel et marchand comme une modalité exemplaire de la « rebel attitude ».
JC Michéa, Préface à La culture du narcissisme de Christopher Lasch.