“Une ère ethno-politique”

Interview de Philippe Vardon sur le site “Nouvelles de France”.

Philippe Vardon est le Président de Nissa Rebela, un mouvement identitaire niçois. Également co-fondateur du Bloc identitaire, il a en charge l’organisation de sa convention 2012. Philippe Vardon a accordé un entretien à Nouvelles de France.

Pourquoi avoir donné le thème « Direction reconquête » à votre convention 2012 ? Pourquoi « reconquête » ?  

Cette reconquête que nous évoquons dans l’intitulé de la Convention identitaire n’a pas grand-chose à voir avec la reconquête des urnes (quel grand objectif, quelle grande pensée…) qu’évoquent les tristes sires de la « droite » UMP. Leur seul souhait, c’est de revenir aux manettes. On a pourtant trop bien vu ce qu’ils en ont fait – et surtout tout ce qu’ils n’en ont pas fait ! – pendant ces dix années au pouvoir. La seule reconquête à laquelle les Copé, Fillon, Estrosi and co. aspirent c’est la reconquête de leurs prébendes et privilèges.

Notre reconquête pourrait bien s’écrire avec une majuscule, car elle fait aussi référence à un moment crucial de l’Histoire européenne. Cette reconquête que nous évoquons, c’est avant tout la reconquête de nos territoires face à une immigration massive et incontrôlée – et ses conséquences, parmi lesquelles l’islamisation progressive de notre société n’est pas la moindre – qui peu à peu, et je pense que chacun d’entre-nous s’accordera à reconnaitre que nous entrons aujourd’hui dans un phénomène d’accélération (lié tant à la démographie qu’à la disparition, préparée et entretenue, de nos défenses immunitaires, ou plutôt identitaires), change la substance même de notre peuple et notre patrie. « Direction reconquête ! », pour signifier clairement que nous ne perdons pas de vue l’essentiel et que notre cap est très clair. Bien au-delà des querelles idéologiques, des vicissitudes partisanes, des divisions conjoncturelles ou des regroupements opportunistes, c’est bien le droit des peuples – et en tout premier lieu du nôtre – à demeurer eux-mêmes que nous défendons. Nous considérons qu’il s’agit là de la question cruciale de ce siècle. Les identitaires défendent la polyphonie du monde face à l’uniformisation.

Enfin, si vous me permettez une courte digression, je considère que le préalable à cette reconquête globale (de nos territoires, de nos libertés, de notre identité) est la reconquête intérieure que chacun d’entre-nous doit mener. Le jacobinisme – faisant du citoyen français un être indifférencié, sans racines et sans attaches – puis le mondialisme – qui en a été le parfait continuateur en passant du citoyen français indifférencié au citoyen du monde – ont fait de nous des amnésiques, des exilés et presque même des apatrides sur notre propre sol. Alors, chacun de nous doit s’engager sur la voie de cette reconquête intérieure, retrouver sa filiation, assumer son héritage et se redécouvrir maillon d’une chaîne. Notre action culturelle ou (le mot n’est pas sexy mais a du sens) métapolitique vise justement à cela, ramener nos compatriotes sur le chemin de leurs racines profondes qui comme l’écrivait Tolkien ne gèlent pas.

Vous vous situez en opposition à l’État PS et à la crise économique et sociale. Pensez-vous vraiment être l’opposition la plus crédible, par rapport, notamment, à Jean-Luc Mélenchon, à l’UMP, au FN ou à DLR ? Comment jugez-vous les premiers mois de François Hollande à l’Élysée ?

Je ne sais pas ce que signifie être une opposition « crédible »… Qui en décide, les mass-médias ? En revanche, ce dont je suis certain c’est que les identitaires – et cela dans toute la diversité de leurs structures et de leurs types d’engagements – incarnent une opposition cohérente, dynamique et déterminée.

« Sans le vote des néo-Français musulmans (culturellement ou religieusement), le candidat socialiste n’aurait pas emporté l’élection présidentielle. »

Nous avons été les premiers à dénoncer le vote ethno-religieux qui a porté François Hollande au pouvoir. Il n’est jamais inutile de le rappeler : sans le vote des néo-Français musulmans (culturellement ou religieusement), le candidat socialiste n’aurait pas emporté l’élection présidentielle. Il s’agit là d’un fait fondamental, dont je pense que personne ne mesure encore l’importance (y compris parmi les patriotes, qu’ils œuvrent au FN ou ailleurs). Nous venons d’entrer dans une ère ethno-politique. La suite sur Nouvelles de France !

 

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