Interview Fabrice Robert : la reconquête, c’est maintenant !

Fabrice Robert s’exprime sur la Convention Identitaire des 3 et 4 novembre à Orange qui prend une dimension européenne.

Fabrice Robert, quel est l’agenda de rentrée du Bloc Identitaire ?

Après la campagne « Hollande n’est pas notre président ! », très réactive, lancée dès mai, qui a été un succès militant et qui a reçu un bon accueil chez nos sympathisants mais aussi, plus largement, chez ceux de droite, nous lançons une campagne à l’occasion des 40 ans de la loi Pleven. Peu de personnes l’ont relevé mais c’est en 1972, il y a donc 40 ans, que la Vème république mettait en place une loi liberticide qui sous couvert d’antiracisme déclenchait le mécanisme de culpabilisation du Français de souche et de l’Européen, facilitant ainsi la submersion migratoire que nous vivons aujourd’hui. La loi Pleven n’est pas la première dans son genre, mais elle est la première sous cette république. La loi Gayssot n’a fait qu’en étendre la nocivité. Dans le contexte d’une gauche au pouvoir, une gauche d’autant plus idéologique que sans pouvoir sur la crise, cette campagne va prendre un relief tout particulier. Tout le monde sent bien qu’un climat de guerre civile se met en place et que le gouvernement est prêt à instaurer un programme de persécution de tout ce qui ne s’inscrit pas dans le cadre de la pensée unique.

Du côté de nos sections, jeunes ou adultes, cela bouge aussi. Ainsi, voici quelques jours, prés d’une centaine de militants et de sympathisants lyonnais se sont rassemblés près de Lyon pour manifester contre l’organisation d’un festival, pseudo antiraciste, et réellement antifrançais.

Dans le cadre de nos relations européennes, une délégation identitaire, emmenée par Benoît Vardon, a été invitée par la Ligue du Nord à participer à un grand rassemblement dans le Val d’Aoste dimanche dernier aux côtés de nos camarades du Vlaams Belang et de Plataforma per Catalunya. Ces contacts européens sont pour nous quelque chose de très importants. Ce n’est pas du tourisme. Nos luttes sont les mêmes, nous partageons nos victoires comme nos défaites.

Enfin, nous venons d’annoncer la tenue de notre Vème Convention début novembre. C’est la raison pour laquelle nous ne faisons pas cette année d’Université de rentrée, la proximité des deux dates ne le permettant pas.

Pour cette convention identitaire, vous retournez à Orange, pourquoi ?

D’abord, parce qu’on y est bien. Ce qui déjà en soi est une bonne raison. Ensuite, parce que nous avons dû constater qu’il devient quasi-impossible pour un petit parti comme le nôtre d’organiser un grand évènement à Paris. Le ticket d’entrée pour quelque chose de convenable y est de 50 000 €. Dans les grandes villes de province, la plupart des palais des congrès sont entre les mains des municipalités ou de structures contrôlées par des municipalités. Nous avons vu certaines de nos réservations subitement annulées… Des palais des congrès libres le lundi, ne l’étaient plus le mercredi. Le secrétariat avait « mal regardé le planning ». On ne pouvait plus nous en proposer que six mois plus tard…. Nous avons des enregistrements de ce qui s’apparente à un refus de vente. Mais porter plainte n’arrangerait rien et coûterait des frais de procédure inutiles. On nous opposerait une erreur de bonne foi.

Nous ne sommes pas les seuls à nous heurter à ces obstacles, d’autres connaissent les mêmes difficultés. Donc Orange est à la fois le choix du cœur et celui de la raison.

Le thème principal de la Convention est l’anniversaire des dix ans de création du mouvement identitaire ?

Non. Une commémoration a toujours un côté d’autosatisfaction assez déplaisant. Bien sûr, lorsque nous regardons derrière nous, nous voyons tout le chemin parcouru. Ce n’est pas rien de sortir d’un quasi néant groupusculaire et de créer une marque, un style. Peu y parviennent. Nous y sommes arrivés et dans un contexte difficile car l’espace politique est étroit et le temps médiatique volatile, on s’intéresse à vous un moment puis on vous oublie. Cristallisé, vous êtes rangé dans une case, et, bien sûr, cerné d’une grande hostilité. Mais si nous regardons vers l’avant, nous mesurons ô combien que le plus difficile et donc le plus intéressant est devant nous. Du reste, ce qui nous intéresse, c’est l’avenir. Toujours. Notre motivation est dans l’action.

Le titre de la Convention est « Direction Reconquête ». J’invite tous nos amis à prendre connaissance du programme qui paraîtra bientôt. Nous le complèterons d’ailleurs au fur-et-à-mesure des semaines. Naturellement, la jeunesse, qui reste le premier pôle d’influence, sera très présente. La convention accompagnera le lancement de Génération Identitaire en présence de nombreux représentants de jeunes identitaires européens dans le cadre d’un forum de la jeunesse européenne. Nous aurons plusieurs dizaines d’intervenants, de nombreuses tables rondes. Ce sera un programme très riche avec, en toile de fond, les élections municipales de 2014 mais aussi un questionnement : vers quelles nouvelles étapes allons-nous ?

Quelles délégations étrangères seront présentes ?

Le mouvement identitaire est un mouvement européen. Nous attachons donc la plus grande importance à ce que chacune de nos conventions rassemble des identitaires européens. Je peux déjà vous annoncer que nous compterons sept ou huit délégations européennes, dont de nombreux élus. Nous en dévoilerons la liste au fur-et-à mesure de la parution de flashs infos sur l’organisation de la convention dont le premier devrait paraître d’ici quelques jours. Une précision : ces délégations européennes ne sont pas des délégations étrangères. Un Européen est partout chez lui sur la terre d’Europe.

Un dernier mot ?

Nous attendons beaucoup de monde pour cette convention et nous nous en donnons d’ailleurs les moyens. La France est entrée dans une phase décisive de son histoire contemporaine. Il faut se rassembler, se connaître, se former et se préparer. Le mouvement identitaire s’est toujours placé à la pointe du combat. Pour tous ceux qui veulent participer à cette aventure, nous soutenir ou plus simplement nous découvrir, direction Orange les 3 et 4 novembre.

La reconquête, c’est maintenant !

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