À propos des élections législatives et du Bloc Identitaire

Certains médias l’ont relevé le mouvement identitaire ne présente aucun candidat aux législatives de ce dimanche. C’est un choix, un choix de cohérence, un choix politique et un choix assumé.

Présenter des candidats à l’élection législative a du sens à deux conditions. D’abord faire suite à une participation effective dans le cadre de l’élection présidentielle. Ensuite accepter le risque de perdre dans cette élection plusieurs centaines de milliers d’euros (pouvant sans aucun doute être plus utiles ailleurs, notamment dans la continuation du développement des Maisons de l’Identité sur tout le territoire) puisque, vraisemblablement, une majorité de nos 500 candidats n’obtiendraient pas les 5% nécessaires au remboursement de leur campagne.

Or, la candidature à l’élection présidentielle du mouvement identitaire n’a pu aller à son terme. La faute notamment au système difficile des parrainages que l’on ne peut collecter sans un investissement d’un million d’euros environ.

A l’extrême-gauche comme à l’extrême-droite, d’autres ont fait le choix de présenter des candidats afin de régler leurs comptes avec le Front de Gauche ou le Front National, afin également d’obtenir la rente financière du financement public tout en faisant payer leurs campagnes par des officines de barbouzes ou par des partis en place.

Tout ceci n’est pas politique mais, en revanche, est typique des groupes auxiliaires.
Le mouvement identitaire, lui, n’est l’auxiliaire de personne. Ni de l’UMP qui paie des campagnes pour nuire au FN, ni du FN dont la stratégie comme le programme ne sont pas les nôtres. Le mouvement identitaire, dont le Bloc Identitaire est la représentation politique à l’échelle nationale, est une famille politique originale et indépendante.

Le rendez-vous électoral que se fixe le mouvement identitaire, ce sont les municipales de 2014. Obtenir des élus dans 100 villes nous semble cent fois plus important politiquement, c’est-à-dire en terme d’impact sur le réel, que de participer à des élections législatives sans perspectives de victoire. Nous avons toujours affirmé la priorité du combat local – rue par rue, quartier par quartier, village par village – là où les perspectives nationales (la course à l’Élysée comme “mère des batailles”) ne participent bien souvent qu’à entretenir de faux espoirs (2017 après 2012, puis bientôt déjà 2022) ou à démobiliser les militants.

Pour les identitaires le combat est local donc, et quotidien.
Car le mouvement identitaire se différencie de la plupart des autres mouvements politiques français par le fait qu’il milite avant, pendant (et pas forcément à travers des candidatures !), et après les élections. Le travail politique ne se limite pas aux élections, lesquelles sont toujours une mesure de l’étalonnage médiatique.

Nous ne donnerons que deux exemples ici, plus ou moins récents, de notre influence.

Lorsque Marine Le Pen emploie la formule, sur les plateaux de télévision, “Les nôtres avant les autres”, elle utile une formulation typiquement identitaire que nous employons dans nos documents depuis de nombreuses années (à minima depuis 2004 avec les campagnes de distribution de soupe aux SDF). La victoire des mots est en soi une victoire politique. Certes, Mme Le Pen a une définition des “nôtres” assez voisine de celle de l’UMP, très “républicaine”. Mais cette distinction n’a pas de sens pour ses électeurs, qui sont également nos sympathisants.

Quand l’UMP fait campagne sur la laïcité, contre les prières de rue, il suit la voie ouverte par le mouvement identitaire et Riposte Laïque avec l’apéro saucisson-pinard.

L’arrivée au pouvoir de la gauche est une étape historique dans la vie politique de la France. Notamment quant aux conditions qui ont amené François Hollande à l’Élysée, nous amenant à en contester la légitimité. Minoritaire, la gauche ne gagne que grâce aux voix de l’immigration (rappelons que 93% des musulmans se sont prononcés pour François Hollande au 2ème tour) et à la division de la droite.

Cette gauche est une gauche de guerre civile, de guerre faite à la France de souche et à la civilisation européenne. Dans ce contexte, cette étape historique est une chance de grande ampleur pour le mouvement identitaire. Chance de développement de son appareil militant, de sa capacité de mobilisation et, surtout, de son influence. Notamment son influence intellectuelle sur une droite désormais dans l’opposition, que ne pourra plus faire rimer paresse idéologique et mollesse politique.

A l’aune de ce qui précède, chacun comprendra que la participation ou la non participation à un scrutin législatif à quelques jours de l’été 2012 n’est en rien un évènement qui retiendra plus tard l’attention des historiens…

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