“Ceci est un homme”

“Ceci est un homme”

Ceci n’est pas un sac. Ceci est un homme.

Cette photo a été pris mardi 7 novembre au 3 avenue de Paris à Vincennes (94300). Température extérieure : -6 degrés.

Un SDF est tous les jours là, dans l’entrée d’une rampe de garage, il passe la nuit dehors.

Il sent mauvais, il est sale, habillé de guenilles. Les passants tournent la tête. Il n’existe pas pour eux.

Solidarité … le mot dégouline de nos petits écrans …

La question se pose de savoir pourquoi l”homme est encore vivant après autant de jours et nuits passés au froid.

Il semblerait qu’on ne peut rien faire s’il ne le veut pas. La liberté est la règle, la contrainte l’exception.

Mais de quelle liberté parle-t-on ? Quels sont les degrés de liberté réels dont dispose cet être humain ? Vacances sur la côté d’azur ? Voiture de fonction ? Job dans une salle de marché ? Offres d’emplois à profusion ? Aimé et être aimé ? Par qui ? Qui voudrait encore de lui ?

Cette question de la liberté qui fondamentalement se limite pour les SDFs à les laisser crever seuls en silence et dans l’abandon est une vaste fumisterie de la part de gens bien au chaud sous leur couette.

Peut-on dignement au XXI siècle laisser des gens errer dans de tels conditions ?

Pendant que la nomenclatura s’enfile les petits fours, les problèmes de la société française ne sont pas résolus. Jamais. Les pitbulls sans muselière continuent à défigurer les enfants. Les ministres, les circulaires et les décrets passent …

Les mairies des grandes villes d’Ile-de-France n’ont-elles donc pas d’argents pour réinsérer les SDFs ? Ce chantier d’aide aux plus démunis n’est-il pas prioritaire sur tout autre relevant du futile et du superflue ? Paris-Plage, cela vaut combien de SDFs ? Le ramadan à la Mairie de Paris, cela vaut combien de SDFs ? Le cultuel culturel de l’Institut des cultures de l’Islam de M. Delanoë, cela vaut combien de SDFs ?

On nous dira de ne pas opposer les sujets. Mais oui, nous les opposons. Priorité aux priorités. Priorités aux familles en détresse, priorité aux SDFs, priorité aux familles mono-parentales qui galèrent. Ca suffit le strass et les paillette de l’oligarchie !

Pourtant, ne trouve-t-on pas de l’argent pour subventionner pléthores d’associations ?

Quand on lit que le dîner annuel des Marraines et des Parrains de SOS Racisme avait lieu ce lundi 6 février 2012 aux Salons du Louvre, repas à 300 euros par personne, possibilité de reçu fiscale en prime (on peut s’interroger d’ailleurs sur le caractère légal de cette défiscalisation, un don à une association loi 1901 ne pouvant comporter aucune contrepartie), on se dit : mais ces gens là ont-ils un minimum de pudeur façe à ceux qui souffrent ?

La société française s’est transformée en une véritable commedia dell’arte, un théatre d’ombres, une parodie de démocratie. Faites entrer les comédiens dans le petit bocal télé, ils sont très en forme ce soir !

Mais les français sont las et en colère.

La fédération du Bloc Identitaire Ile-de-France demande aujourd’hui très solennellement au maire de Vincennes d’agir. Et pas simplement en éloignant le problème, mais en le gérant avec dignité et respect.

Pour rappel à M. Laurent Lafon, maire de Vincennes, l’article 223-6 du Code Pénal :
“Quiconque pouvant empêcher par son action immédiate, sans risque pour lui ou pour les tiers, soit un crime, soit un délit contre l’intégrité corporelle de la personne s’abstient volontairement de le faire est puni de cinq ans d’emprisonnement et de 75000 euros d’amende.

Sera puni des mêmes peines quiconque s’abstient volontairement de porter à une personne en péril l’assistance que, sans risque pour lui ou pour les tiers, il pouvait lui prêter soit par son action personnelle, soit en provoquant un secours.”

En l’occurence, le danger pour l’homme est grave et immédiat, l’ assistance par la Mairie est possible et l’absence d’action de la Mairie est démontrable.

Si l’homme venait à mourir de froid, la fédération du Bloc Identitaire Ile-de-France portera immédiatement plainte contre la Mairie de Vincennes et son premier élu.

Cet homme n’étant pas visiblement en pleine possession de ses facultés mentales, l’abandonner constitue non-assistance à personne en danger de mort.

Marcel Noguai

 

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