“Si vous ne changez pas en vous-même, ne demandez pas que le monde change”

Dans un monde moderne où règnent en maîtres le bougisme, la consommation et le goût du “zapping” et de l’éphémère, l’engagement militant s’apparente trop souvent à un engouement passager, voire furtif, qui, s’il est parfois d’une grande intensité, ne s’inscrit que trop rarement dans la construction et la durée, pourtant facteurs indispensables de crédibilité et d’efficacité.

 

Pour beaucoup, le militantisme n’est en effet qu’un “temps” de l’existence, compris généralement entre le début des études et l’entrée dans la vie active, une sorte de parenthèse avant “les choses sérieuses” que sont les modalités de la vie bourgeoise. Bref, une sorte de crise d’adolescence plus ou moins tardive qui ne résiste pas aux exigences matérielles et aux responsabilités de l’âge adulte.
 

Ainsi, après, au mieux, quelques “coups d’éclat”, quelques pugilats plus ou moins romancés et surtout de très nombreuses soirées de révolution éthylique, on remise son drapeau et ses tracts dans le coffre à souvenirs, entre le camion de pompiers et le premier roman inachevé, pour revêtir l’uniforme grisâtre de l’employé modèle qui croit ainsi devenir un “bon citoyen”, aimé et respecté, et un “bon père de famille” alors qu’il n’est en réalité qu’un déserteur de seconde zone et un traître à l’avenir de son peuple et de ses enfants qu’il croit pourtant “protéger” en renonçant à combattre.

 

Cette démission est d’autant plus accablante qu’elle démontre avec nitescence qu’il n’a donc jamais été question de foi ni même de convictions mais simplement de théâtre et de jeu. Derrière les mots, il n’y avait que la stérilité de la posture, sous les pas faussement assurés, que le sable mouvant de la mise en scène…

Source (old school) : http://id.novopress.info/

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