Responsabilisons-nous !

Dans son excellent fascicule sur la “démondialisation”, Arnaud Montebourg déplore la triste phrase que Lionel Jospin, alors premier ministre, avait laissé échapper au sujet des premières vagues de délocalisations qui affectaient l’industrie française : “l’Etat ne peut pas tout”. Pour les sujets à long terme, nous pensons comme Arnaud Montebourg que, bien au contraire, la simple (mais ferme) volonté politique peut, en commençant par reprendre le dessus sur le tout économique, impulser de grands mouvements, de grandes orientations, sur le gouvernement d’un pays (arrêt de l’immigration, relocalisations économiques, raccourcissement des circuits de consommation, taxes sur les produits exotiques, mesures environnementales etc.).

Pour autant, l’Etat peut-il réellement tout faire, tout gérer, et tout prévoir ? La réponse est non, et heureusement, serait-on tenté d’ajouter. Le fait est qu’aujourd’hui de plus en plus de personnes, en particulier lorsque survient un “drame” ou un “fait divers” sordide, réclament une aide, une assistance, une présence, voire, chose de plus en plus fréquente, un dédommagement de la part de l’Etat. Elles n’hésiteront plus à intenter des procès afin de chercher un responsable, un coupable. Bien souvent, ce sera l’Etat. “Mais que faisait la Police ? Mais comment l’a t-on laissé en liberté ?” Le Français prend la mauvaise habitude de tout attendre d’un Etat que la recherche du gain et des économies a pourtant rendu de moins en moins pléthorique (baisse des effectifs etc.) et formé (professeurs, ou magistrats, totalement dépassés par la situation).

Parallèlement à cela, les violences, notamment les agressions physiques, ne cessent d’exploser. L’Ecole, par exemple, n’est plus le sanctuaire consacré à l’instruction et à l’intellect qu’elle fut jadis, mais un espace idéologisé et rentabilisé, où règne un mélange de barbarie quotidienne, d’incivilités et d’irrespect total de l’autorité, le tout sur fond d’individualisme et du culte hédoniste de l’avoir. Cela, nous le savons. Nous savons que l’Etat, trop centralisé et mal géré, est de plus en plus incapable, et a de moins en moins de prise sur le quotidien d’une société a contrario de plus en plus violente, balkanisée et chaotique. 

Si nous le savons, alors pourquoi ne pas agir en conséquence ? Quand nous, chez les Identitaires, nous organisons une patrouille pour sécuriser un train entre Nice et Marseille ou une manifestation sur le Champs de Mars à Paris, nous pointons du doigt l’incapacité de l’Etat à répondre efficacement à la barbarie d’une société devenue folle, certes, mais par dessus tout, nous montrons l’exemple. En aucun cas nous ne souhaitons nous substituer à L’Etat, et nous admettons d’ailleurs qu’avec de la volonté, comme dit précédemment, il peut évoluer à long terme. Certes, mais cela prendra quoiqu’il arrive beaucoup de temps. 

Or, nous sommes dans l’urgence. Chaque jour, les média sont là pour nous le rappeler, des personnes sont agressées, violées, battues, humiliées. Des gamines sont tuées de 50 coups de couteaux après avoir été violées, ou des adolescents sont passés à tabac pour une histoire de mauvais regards, de cigarettes ou de Facebook. On dégaine un AK47 pour des surgelés Picard tandis qu’on met un enfant de 3 ans dans un lave-linge en marche pour le punir. C’est cela, la France d’aujourd’hui ! Combien de “marches blanches”, de “cellules psychologiques” et de “travail de deuil” faudra-t-il encore pour qu’on se décide à réagir ? On trouvera toujours une responsabilité, une erreur, une faille, et au final un dédommagement, mais cela nous rendra-t-il l’être cher ?

Réveillons-nous, point barre. Oui, nous montrons l’exemple. Nous lançons le message suivant aux Français : “Arrêtez de pleurnicher, ressaisissez-vous ! Le premier responsable, c’est vous !”. Quand nous avons victorieusement pris partie pour papy Galinier, qui avait grièvement blessé par balle une voleuse qui s’était introduite chez lui, nous avons rappelé le droit à la légitime défense, et mis en avant la sanctuarisation du domicile. C’est le premier devoir d’un homme : veiller sur son foyer, sa femme, ses enfants, sa famille. Puis viennent son quartier, sa ville et sa patrie. 

Pour commencer, les parents doivent à tout prix se responsabiliser, s’investir dans l’éducation de leurs enfants et arrêter de ne plus assumer leur rôle fondamental au sein de la cellule de base de toute société digne de ce nom, la famille. Autant ne pas avoir d’enfants, si c’est pour qu’au final ce soit une tierse personne, ou l’école dont ce n’est pas le rôle, qui se chargent de leur éducation et de leur formation ! Autant ne pas en avoir si c’est pour les laisser devenir des bombes humaines totalement irresponsables. Les parents ne veulent plus assumer, aujourd’hui. Ils veulent s’amuser, eux aussi, rester des enfants, profiter de leurs gadgets et faire une carrière comme les autres.

Basta ! Ils doivent avant tout tenir leur rôle d’adultes, un jeu d’équilibre, de force et de sévérité juste. Combien de pères de famille, qui défilent dans les trop nombreuses “marches blanches” et qui crient au scandale, laissent régulièrement leurs gosses devant l’ultra-violence télévisée ou des jeux vidéos pour s’acheter la paix dans le foyer ? Ne pensent-ils pas, ces ahuris qui marchent derrière une banderole “Plus jamais ça” et qui réclament une nouvelle “loi” pour se donner bonne conscience, qu’ils sont, eux aussi, et même avant tout, un peu responsable de la crise sociale que nous traversons par leur laxisme, leur infantilisation et leur manque de prise de responsabilités ? Même si cela n’est pas la seule explication, il y a un évident lien de cause à effet entre la démission progressive des parents (ainsi que l’augmentation du nombre de divorces etc.) et l’augmentation de la violence parmi les plus jeunes générations.  

Les parents, ces adultes aguerris, doivent ensuite s’impliquer dans la vie quotidienne, rentrer dedans tête baissée. Ils doivent en connaître la dure réalité et s’adapter en fonction. Pratiquer des sports de combat et l’autodéfense ? C’est vivement recommandé. Savoir réagir en cas d’agression ? C’est primordial. De même que savoir s’organiser, être solidaires et protéger son quartier face aux barbares quand cela devient nécessaire, comme nous l’avons fait à Nice au moment du dernier G20. De même, enfin, que protéger son environnement et se ré-accaparer ses paysages, comme nous l’avons fait en Bretagne où une vingtaine de militants a nettoyé un bois et un champ. Avions-nous besoin de l’Etat pour prendre ces saines initiatives pour le bien collectif ? Nous ne pouvons qu’inciter les Français et les Européens, à l’heure de la grande foire individualiste et consumériste qu’est devenu notre continent, à faire de même, former des associations, des comités de quartier, des groupes de sensibilisation.   

Que les choses soient claires, nous ne vivons pas dans un monde de bisounours. Si nous avons pu montrer l’exemple et montrer l’étoile qui nous guide là-haut à d’autres, alors tant mieux ! C’est bien notre rôle, après tout, que d’éveiller et de sensibiliser le peuple autour des trois axes qui structurent notre combat : identité, solidarité, action. Le peuple doit avant tout se prendre en main pour redevenir maître chez lui, et arrêter de prendre l’Etat pour une maman rassurante et omniprésente… Il n’a de toute façon plus les moyens de jouer ce rôle.

Simon Charles

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.